Depuis 60 ans tous nos articles sont confectionnés dans nos ateliers de Dordogne à partir de tissus que nous tricotons sur place.
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Le prix du coton

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La flambée du prix du coton a obligé les fabricants de vêtements à répercuter une partie de la hausse sur le prix de vente de leurs articles.

L'indice publié par INSEE accuse une hausse de 145% entre avril 2010 et avril 2011 et de 287 % entre avril 2009 et avril 2011.

Mise à jour le Mardi, 27 Décembre 2011 06:54

SUD-OUEST : Moulin Neuf Textiles "La qualité, c'est leur fil rouge"

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La qualité c'est leur fil rouge

Moulin-Neuf Textiles perpétue le savoir-faire de l'entreprise en matière de sous-vêtements et s'attelle à d'autres développements.

Cinq ouvrières supplémentaires ont été recrutées depuis la reprise de l'entreprise en septembre 2010.

Cinq ouvrières supplémentaires ont été recrutées depuis la reprise de l'entreprise en septembre 2010. (photo jean-christophe sounalet)



 

 

Depuis 1949, au lieu-dit Moulin-Neuf, à Saint-Antoine-Cumond, on tricote le fil de coton et on réalise des sous-vêtements et divers habits.

Si en plus de 60 ans, l'entreprise a changé plusieurs fois de nom et de statut, l'envie de bien faire et le savoir-faire des ateliers n'a pas varié, malgré les crises qui ont pu secouer l'industrie du textile.

En septembre 2010, un couple de Parisiens, Franck Sordat et Imke Wintzer ont racheté le fonds de commerce de la Compagnie du Textile, le nom que portait l'usine à l'époque et après les difficultés de la coopérative ouvrière.

Bien décidés à perpétuer le savoir-faire de la marque, ils ont lancé Moulin Neuf Textiles SARL, avec Franck Sordat au poste de directeur général.

« Il y a une part de hasard dans cette aventure, confie-t-il. Nous étions tous les deux consultants en région parisienne et pour des raisons familiales nous avons déménagé en Dordogne. Nous voulions reprendre une entreprise quel que soit son domaine d'activité. »

Une bonne image de marque

Une alerte sur Internet va conduire le couple jusqu'à Moulin-Neuf où ils ont découvert l'atelier de fabrication et les machines uniques de tricotage du fil. « J'ai toujours adoré la couture et j'ai une vraie connaissance dans ce domaine. Nous avons eu un coup de cœur pour ce patrimoine industriel. On trouvait dommage de devoir vendre ou perdre tout cela. Il y avait une équipe motivée, d'une grande compétence et qui croit encore au développement en France. Sa motivation a été déterminante dans notre décision », raconte Imke Wintzer, directrice commerciale mais aussi très impliquée dans la création des modèles de vêtements.

Déterminé à faire vivre ce savoir-faire textile 100 % français et a perpétuer la bonne image de marque des sous-vêtements Moulin Neuf, le couple s'est donc lancé dans l'aventure qui n'était pas forcément facile au début.

« La première année, le prix du coton a flambé, se souvient Imke Wintzer. Mais petit à petit, on a récupéré des clients et nous avons redressé la barre. Notre premier objectif était d'assainir cette entreprise et au final nous avons engagé six ouvrières de plus. Aujourd'hui, nous avons onze salariés et quatre représentants commerciaux ».

Des pièces plus modernes.

À la frontière de la Charente, l'usine et ses petites mains, dont certaines ont plus de trente années d'expérience dans la couture, continuent donc à confectionner les sous-vêtements de la marque Moulin Neuf. « Nous ne touchons pas à notre gamme traditionnelle Moulin Neuf, Les Authentiques, qui existe depuis 1949. La clientèle veut ses produits avec un tissu lourd, aux coupes classiques, longues et agréables, avec une qualité de coton, détaille Imke. Mais nous allons aussi proposer quelques pièces différentes, plus modernes. »

L'entreprise est également partie sur d'autres axes de travail comme le conseil pour le développement des produits et les contacts avec les créateurs.

Actuellement, elle contribue à la réussite du Slip Français, une nouvelle marque de sous-vêtements « tendance », commercialisée sur Internet et exceptionnellement dans le magasin d'usine à Saint-Antoine-Cumond. Le magasin propose d'ailleurs tous les articles fabriqués à l'usine. « Nous devons recevoir un appel par jour pour du conseil autour du développement de produits textiles. Actuellement, nous travaillons pour des Japonais », détaille Imke.

« Il y a vraiment une bonne image du made in France. Même si les coûts de production sont différents. Si comme d'autres nous avions fait le choix de la délocalisation, nous pourrions payer plus de 30 petites mains chinoises avec le salaire d'une seule de nos couturières. Mais on sait bien que cette économie se fait toujours aux dépens de la qualité du produit fini. Les créateurs retrouvent le sens et la valeur du fabriqué en France, et ça, c'est de très bon augure pour notre développement. Nous maintenons aussi l'emploi en France, en zone rurale, et c'est essentiel pour notre économie », explique Franck Sordat.

Un site Internet interactif

Parmi les autres axes de développement, on compte un projet avec la créatrice périgourdine Lola Jeannel pour une nouvelle marque, mais aussi une boutique en ligne ou encore la création d'un site Internet interactif permettant à l'internaute de créer et de personnaliser en ligne ses vêtements et sous-vêtements. Parallèlement, grâce aux métiers à tricoter qui produisent à la taille le tricot 100 % coton, la société espère pouvoir prochainement vendre du tissu en grande quantité aux professionnels.

Aujourd'hui, les textiles de Moulin Neuf sont présents dans une centaine de boutiques en France. La directrice commerciale souhaiterait également s'orienter vers l'export.

« Nous aimerions aujourd'hui faire tourner un peu plus l'outil avec un effectif de 20 personnes. L'atelier de tricotage peut fabriquer plus. Nous avons produit 15 tonnes de tissu en 2011, soit cinq fois plus qu'en 2010, et nous comptons en produire encore le double en 2012, avec pour objectif financier le million d'euros de chiffre d'affaires en 2013 », assure Imke Wintzer.

Moulin Neuf Textiles SARL, 05 53 90 77 77. www.moulinneuftextiles.com

http://www.sudouest.fr/lire l'article

Dordogne · Saint-Antoine-Cumond

 

Mise à jour le Samedi, 14 Janvier 2012 11:27

SUD-OUEST : Le Slip Français

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Moulin Neuf Textile est fier d'accompagner le jeune créateur Guillaume GIBAULT dans son aventure "Le Slip Français" 

 

Le slip triomphant

La marque Le Slip Français a choisi le savoir-faire de la Compagnie du textile (nom commercial de MOULIN NEUF TEXTILES)

Tremblez boxers et autres caleçons ! Dans le tiroir à sous-vêtements des mâles, le slip a retrouvé sa place d'honneur grâce à la jeune marque Le Slip français, lancée en septembre dernier par Guillaume Gibault, un Parisien de 26 ans.

Parce qu'il voulait que ses produits soit « 100 % made in France », son choix s'est porté sur la Compagnie du textile, à Saint-Antoine-Cumond, pour réaliser ses dessous qui ne cessent de s'afficher dans les revues masculines et sur les sites Internet dédiés à la mode.

« J'ai toujours été fan des produits faits en France. Pour me lancer, j'ai cherché un article pas à la mode auquel on pouvait associer un vrai savoir-faire français. J'ai pensé au slip parce que c'est un produit confortable mais qui n'était pas vraiment glamour », confie Guillaume Gibault, qui au lieu de mener une carrière dans la banque comme ses camarades de promotion d'HEC, a décidé de se lancer dans les dessous.

Une coupe revisitée et sexy

Le jeune chef d'entreprise s'est alors tourné vers la Compagnie du textile, qui a repris en janvier 2009 la Scop Moulin-Neuf dont les sous-vêtements sont connus et appréciés depuis plus de cinquante ans.

« Ils ont un vrai savoir-faire. Je voulais des spécialistes qui feraient de la grosse maille, un peu rétro. Nous avons fait des essais et je leur ai commandé 600 kits pour démarrer l'activité », poursuit-il.

Ainsi la collaboration entre Guillaume Gibault et la Compagnie du textile a permis de donner naissance à quatre modèles de slips sexy au nom de sous-marins : l'Intrépide, le Triomphant, le Vaillant et le Redoutable, tous ornés d'un élastique bleu-blanc-rouge.

« Le coton est tricoté sur place. On a pas mal revisité la coupe et l'élastique est hyper-moelleux », détaille celui qui a positionné ses produits dans le semi haut de gamme.

Car un « slip français » coûte environ 20 euros. « Il faut être réaliste, si on veut faire fabriquer en France, cela a forcément un coût. Mais avec l'usine de Saint-Antoine, on avait envie de raconter une histoire aussi », note Guillaume Gibault.

Actuellement, les ventes de sous-vêtements de la marque, qui ne s'effectuent que par Internet, sont en train de décoller et le directeur du Slip français vient de passer de nouvelles commandes à l'usine périgordine, située à la frontière de la Charente.

Jean Dujardin en égérie ?

Pour compléter sa démarche, Guillaume Gibault a décidé de s'associer à l'association Rêve d'enfance. Pour chaque slip acheté, 2 euros sont reversés à l'association qui soutient les enfants qui quittent l'hôpital. « Nous aimerions les amener en Dordogne pour leur faire visiter l'usine et participer à une sortie canoë, aux beaux jours », poursuit Guillaume Gibault qui gère tout tout seul actuellement.

Pas de boutique en vue pour le moment pour ce jeune PDG qui ne manque pas d'humour, mais il envisage de développer des boxers, des caleçons, un slip pour femme, des culottes, tee-shirts, marcels, chaussettes et sa marque sera présente au salon des tendances Who's Next à Paris, en 2012.

Il ne reste plus maintenant qu'à trouver une égérie au Slip français. « Je verrais bien un Jean Dujardin ou Romain Duris », sourit-il. L'invitation est lancée.

lire l'article sur le site du sudouest

Mise à jour le Samedi, 19 Mai 2012 21:18

LaCharenteLibre2012-02-03

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3 Février 2012 | 04h00
Mis à jour | 11h16
Lire l'article en ligne : http://www.charentelibre.fr
 

Sud

Moulin-Neuf Textiles a l'étoffe des vainqueurs

Située en Dordogne près d'Aubeterre, «Moulin-Neuf Textiles» recrute, depuis sa reprise par un couple de passionnés. Avec un projet d'avenir ambitieux.

 

Les patrons Imke Wintzer et Franck Sordat savent profiter du regain de faveur que connaît le made in France.Photo CL


Les patrons Imke Wintzer et Franck Sordat savent profiter du regain de faveur que connaît le made in France.Photo CL

Entre Charente et Dordogne, au lieudit «Moulin-Neuf» à quelques encablures d'Aubeterre, une entreprise résiste depuis plus de soixante ans aux aléas d'un marché extrêmement concurrentiel: celui du textile. D'abord «Compagnie industrielle d'Aubeterre-sur-Dronne» (Ciad), qui a compté jusqu'à 180 salariés, l'affaire a connu à partir de 1990 une succession de plans sociaux, conduits sous différentes raisons sociales: «Figeti», «Aretex», «Compagnie du textile»... jusqu'à ne plus compter que six employés en juin 2010.

C'est cet été-là qu'un couple de Parisiens installé depuis peu dans la région, apprend qu'une industrie textile en difficulté est à vendre.

En visitant le site, c'est le coup de coeur: «Comment accepter de voir disparaître ce patrimoine industriel sans tenter de le sauver? Comment accepter de voir partir à la ferraille ces 45 métiers à tricoter, quand on mesure le degré d'ingéniosité que ces machines concentrent?»

Ainsi est née la «SARL Moulin-Neuf Textiles», fondée le 1er septembre 2010 par Franck Sordat, informaticien, et Imke Wintzer, ingénieure. «Avec un budget qui nous interdisait la moindre erreur de stratégie», précise Franck Sordat. «Nos prédécesseurs avaient engagé l'entreprise dans une guerre des prix perdue d'avance. Comment vendre des sous-vêtements entièrement produits en France au même prix que des produits chinois? Nous, nous avons d'emblée décidé de nous battre sur le terrain de la qualité, en nous appuyant sur un personnel très qualifié, très disponible, et doté d'une conscience professionnelle impeccable.»

Une production 100% française

«Par bonheur, nous avons pu profiter du regain de faveur que connaît le "made in France", puisque notre production est 100% française, à l'exception du coton qui est filé en Italie... Mais nous maîtrisons tout le reste de la chaîne, avec deux ateliers sur place: le tricotage qui produit le tissu et la confection qui monte les articles. Il s'agit principalement de sous-vêtements, que nous commercialisons sous notre marque historique, "Moulin-Neuf les authentiques". Nos articles sont vendus un peu partout en France par nos détaillants, mais on peut aussi venir les acheter directement au magasin d'usine, avec une réduction. Sans oublier notre boutique en ligne, pour ceux qui préfèrent être livrés à domicile». Les plus anciens clients sont très fidèles à ces grands classiques, chauds et confortables. «Pour les satisfaire, nous avons même dû défaire certains changements apportés par nos prédécesseurs, et revenir au modèle original», s'amuse Imke Wintzer.

Plusieurs projets de développement en cours

Mais l'avenir passe par de nouveaux projets. Ce sera d'abord une nouvelle ligne de sous-vêtements haut de gamme, plus tendance. Ensuite, un site web permettant de personnaliser en ligne les sous-vêtements qu'on achète. Enfin, l'entreprise compte bien développer son service de confection à façon, un outil performant mis à la disposition des jeunes créateurs français. Comme Guillaume Gibault, créateur du «Slip français», dont les débuts prometteurs ont été salués par la presse spécialisée.

Aujourd'hui, «Moulin-Neuf textiles» a déjà recruté six personnes et compte désormais onze salariés à temps plein. «Mais ce n'est qu'un début, confie Imke Wintzer, car nous sommes encore loin de rentabiliser correctement notre outil de production. Pour cela, il faudrait une dizaine de salariés supplémentaires, et réaliser plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires». Un objectif que le couple pense atteindre dès 2013.

«Moulin-Neuf Textiles» Saint-Antoine-Cumond Tél. 05.53.90.77.77. Site: www.moulinneuftextiles.com

Mise à jour le Dimanche, 05 Février 2012 15:28
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